Cette crise sans précédent et aussi compliquée qui tracasse le coeur de tous les haïtiens authentiques poussent Sterline Civil à adresser une lettre ouverte aux pays qui se disent amis d’Haïti. Dans cette correspondance, Madame Civil invite ces derniers à contribuer, si bon leur semble, à stopper ces dérives de trop.
La crise est totale, irrespirable, catastrophique et vous le connaissez mieux que celle qui écrit ces lignes, argue Sterline Civil. Elle croit que fermément les pays amis d’Haïti comprennent et assument cette situation de trop qu’Haïti est en train de vivre.
En dehors de ces nombreuses années passées dans une misère atroce et compliquée, madame Civil remonte de l’année 2021 pour pouvoir raccourcir sa plainte. L’assassinat du feu président Jovenel Moïse dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021, le passage du tremblement de terre qui a dévasté la côte Sud du pays le 14 août 2021 alors que ce département ne s’était pas encore remédié des maux de l’ouragan Mattiew, tels sont des rappels faits par cette citoyenne à ces pays.
Ajouter à cela, cette campagne de dénigrement lancé par la République Dominicaine depuis lors et qui est devenue pire aujourd’hui. Tout compte fait, Sterline Civil veux toucher la conscience de ces pays, qui selon elle devrait passer à l’action sans tarder.
« Plus encore, le climat d’insécurité, dont vous avez certainement dû avoir vent durant l’un de vos multiples dîners diplomatiques et officiels ou visioconférences de vos salons étant s’est aggravé à un niveau de non retour », regrette madame Civil. Ces genres de choses qui mettent le pays en périls vont de pair avec la complexité des amis internes d’Haïti, en l’occurrence, ces politiciens sans colonne vertébrale qui contribuent à la disparition des droits de l’homme en Haïti.
« Vous comprendrez, Mesdames, Messieurs les haïtiens ne vivent pas, ils survivent » ajoute la rédactrice dans sa lettre. Selon elle, les amis d’Haïti sont nombreux pourtant ses vrais amis le sont moins.
La solidarité internationale prônée à tort et à travers par ces pays et la fraternité entre les peuples ne sont que des rêveries si l’on veut comprendre Sterline Civil. En ce sens, le laxisme de ces nombreux pays réunis autour de ce qu’ils appellent Core Group depuis 2008 sera jugé par l’histoire, poursuit-elle dans sa lettre. « C’est l’Histoire qui vous accusera, chacun en vos titres et en qualités, chacun à la mesure de vos responsabilités et fautes », fin de citation.
Et en fin, Sterline Civil lance un appelle aux vrais amis d’Haïti pour qu’ils lui viennent en aide et leur adresse déjà des propos de bienvenue.
Laurore Michel













