Port-au-Prince , le 28 octobre 2022.- Près d’une vingtaine de juges se sont réunis hier jeudi sous l’égide du commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Jacques Lafontant et le doyen du tribunal civil de Port-au-Prince, juge Bernard St Vil.
Cette rencontre qui n’était pas à proprement parler une assemblée générale des juges visait comme objectif la relance des audiences en correctionnel et en Habeas corpus afin de libérer certains détenus dans les prisons, surtout ceux qui sont en détention préventive prolongée.
Le dimanche 30 octobre 2022 marquera la journée internationale des détenus. Une date qui retient l’attention des responsables judiciaires du pays. Ils sont des milliers de détenus qui croupissent depuis des années dans les centres carcéraux et qui n’ont jamais eu la chance de se voir déférer devant un juge.

Malgré les multiples problèmes que connaît le système judiciaire haïtien, certains juges décident enfin de reprendre travail, ce pour permettre aux prisonniers de retrouver leur famille, selon la gravité de leur cas. Le doyen du tribunal civil de Port-au-Prince, juge Bernard St Vil annonce pour le vendredi 28 octobre 2022 le redémarrage des audiences. Les dossiers qui seront à l’écoute sont ce en habeas corpus et certains dossiers correctionnels.
Les juges exigent quand même une sécurité stables dans les salles d’audience durant cette réunion avec le parquet et le tribunal de première instance de Port-au-Prince. Une chose promue par le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince car, selon ses dires, une rencontre a eu lieu avec les hauts gradés de la PNH et le ministre de la justice, Berto Dorcé afin de faciliter la sécurité interne et externe des tribunaux.

A partir de la semaine prochaine, les responsables promettent que bon nombre de détenus retrouveront leur famille. « Je donne cette garantie », clame Bernard St Vil, le doyen en chef.
La Commission nationale de lutte contre la détention préventive prolongée et l’office protection des citoyens sont deux institutions qui donnent leur support à ces audiences a en croire le doyen. Déjà, des centaines de prisonniers sont déjà sélectionnés au niveau de la plus grande prison du pays et ils sont tous des victimes de la détention préventive prolongée poursuit le juge Bernard St Vil. Les substituts commissaires du gouvernement, le commissaire en chef, les juges, tous se rejoignent ensemble pour résoudre ces problèmes au niveau de pénitencier national.
Il faut rappeler que de janvier 2022 jusqu’à ce mois d’octobre, plusieurs dizaines de prisonniers sont morts dans les prisons du pays sans être jugés. Maladies, épidémies, soif, mauvais traitements et manque de nourriture sont les principales causes de leur décès. Un telle mesure pourra aider à déconcentrer les cellules et soulage un peu la vie des détenus.
Laurore Michel













