Fondé en 2017 par deux prisonniers issus du pénitencier national, KATIZANA est un projet artisanal qui a pour but d’aider les prisonniers à combler le vide dans leur journée et ensuite leur aider à rentrer un salaire pour combler leur besoin quotidien. Cette année, fidèle à son identité, KATIZANA compte accompagné des prisonniers dans le cadre de la journée mondiale des Droits Humains, fêtée le 10 décembre de chaque année.
Être prisonnier ne signifie pas que tout est fini. Le corps est en détention mais l’esprit est toujours au travail. Ainsi, en 2017, deux prisonniers, jusqu’à présent qui pigent leur peine ont fondé KATIZANA. C’est une société en non collectif qui travaille sur la production des cartes artisanales. Cette société réunit aujourd’hui près d’une trentaine de détenus qui exposent leur talent en écriture et en art.
Grâce à ce programme, les prisonniers se nourrissent, honorent leur avocat, etc… Ces cartes sont produites au sein de la prison, et grâce à des promoteurs, elles sont vendues sur le marché et les revenus leur sont retournés en nature et en espèce. Presque chaque mois, des cartes sortent du pénitencier national et grâces à ces promoteurs au nombre de 13, bénévolement la vente est assurée. Ces volontaires achètent en conséquence des matériels de travail comme papiers, crayons, règles, plumes pour ne citer que cela, afin que les créateurs puissent continuer leur boulot au niveau du plus grand centre carcéral du pays.
Répartition des revenus
Environ 1500 cartes de voeux sont produites par mois en raison de 50 cartes en moyenne chaque jour. 50% de la rentrée servent à aider les prisonniers à se nourrir, 20% pour payer un avocat et l’autre 30% va dans une caisse pour la gestion du comité.
KATIZANA et son programme social
La réalisation de ces détenus ne restent pas à leur propre service uniquement. Grâce aux réseaux sociaux, KATIZANA atteint le grand public. Actuellement, ils ont l’autorisation d’ouvrir deux autres ateliers. L’un à CERMICOL et l’autre à la prison civile de Mirbalais. En liaison avec le « Gwoup Medikal Vanyan », KATIZANA assistera environ 100 prisonniers en nourriture et quant aux enfants du Centre de Réinsertion, ils trouveront non seulement de la nourriture mais aussi une assistance médicale.
Le travail des volontaires sur le terrain n’est pas facile, la vente n’est pas garantie, de l’avis de Youvika Chérubin, coordonatrice de KATIZANA. Par mois, ils arrivent à vendre environ 600 cartes alors que les créateurs poussent environ 1500 cartes sur le marché mensuellement. Les cartes de KATIZANA sont en ventes à Délimart Turgeau, Eagle Market, Delmas 2000 et à Mirbalais dans les entreprises A&G, confirme Déris Valdyrsen, chargé des relations publiques pour KATIZANA.
Les deux prisonniers qui ont initié ce projet sont encore en prison et le pire, ils sont en détention préventive prolongée et trois autres sont déjà en liberté.
Laurore Michel














Bon travail…
Très belle plume … Un très bel article